JA 28

Les jeunes agriculteurs d’Eure et Loir

Ecole de responsables

Les Jeunes Agriculteurs de la région Centre se forment aux responsabilités

 

17 JA de la région Centre ont participé la semaine dernière au module 2 de l’école de responsables régionale qui se déroulait entre Paris et Bruxelles pour visiter les instances de décision et rencontrer les acteurs de la politique agricole. Des échanges constructifs et passionnés ont permis aux jeunes de revenir motivés et ravis de leur voyage. Malgré une auberge de jeunesse pas très accueillante à Paris et beaucoup de marche à pied, la prise de responsabilité a le vent en poupe !

 

L’édition 2008-2009 de l’école de responsables JA Centre a le vent en poupe. Après une première édition en 2007-2008, qui s’était révélée être un succès, de nombreux inscrits ont participé à la seconde session.

 

Communiquer communiquer, oui mais comment ?

Le premier module de trois jours début novembre avait rassemblé une dizaine de jeunes dans les locaux de Groupama à Olivet. L’objectif était de donner les bases de la communication en groupe à des jeunes qui souhaitent prendre des responsabilités : animation de réunion, lecture de discours, prise de parole en salle… Ces situations sont souvent la hantise des JA, au cours de leurs conseils d’administration, leurs AG ou dans n’importe quelle réunion extérieure. Connaître les postures idéales, maîtriser son souffle et son niveau de voix, savoir regarder tout son auditoire, sont autant de notions à posséder pour exprimer ses idées et se faire comprendre. Grâce à un intervenant comédien professionnel, ces notions sont déjà moins floues dans la tête des stagiaires…restait à les mettre en pratique !

 

Qui nous gouverne ? Quels leviers avons-nous sur nos dirigeants ?

Entre Paris et Bruxelles, le second module de trois jours n’a pas été de tout repos. Les 13, 14 et 15 janvier, le programme était chargé : visite de l’assemblée nationale à paris, passage au ministère de l’agriculture pour rencontrer Michel Dantin et Annette Macky, membres du cabinet en charge du dossier installation. Puis la journée s’est terminée avec un moment d’échanges au siège de JA national. Formidable occasion de parler investissement personnel, organisation dans le travail, quand un agriculteur est trois jours par semaine à Paris, c’est indispensable ! Puis la route a continué vers Bruxelles : commission européenne, COPA COGECA (organisation de européenne des coopératives agricoles et du syndicalisme), CEJA (comité européen des Jeunes Agriculteurs), Parlement Européen… Autant de visites qui permettent de mieux percevoir les enjeux du lobbying.

 

 

Qu’en pensent les stagiaires ?

Thomas Pointereau, installé dans le Loiret depuis le 1er janvier 2009, a participé à cette formation. Investi dans les pompiers, administrateur JA 45 et Centre, président de son canton… il porte de multiples casquettes. « J’avais de très bons échos de l’école de responsables de l’année dernière, explique-t-il. Autant sur le contenu de la formation que sur la sympathie dans le groupe. » Ce genre d’expérience, c’était pour lui une occasion à ne pas manquer… et il ne semble pas le regretter.

Ce qui lui a plu : c’est l’idée de se regrouper entre plusieurs jeunes des départements du centre et de se rendre mieux compte de ce qui se passe chez les autres JA. « On découvre les activités des structures JA, on partage nos points de vue entre céréaliers et éleveur… et finalement, on acquiert un état d’esprit régional. »

Quand on lui pose la question de ce qui l’a le plus marqué, il répond tout de go : « la visite du COPA-COGECA. C’est en échangeant avec une juriste défendant le dossier des produits phytosanitaires au niveau européen, que j’ai compris l’impact que peut avoir le lobbying agricole sur les décideurs. La commission européenne prend en compte tant bien que mal, les notions de terrain, mais cela a ses limites. Les COPA-COGECA la ramène quant à lui sur le terrain, grâce à de solides connaissances et de l’expertise. » Malheureusement, ces moments d’échanges fructueux et passionnés n’ont pas permis d’accorder beaucoup de temps aux visites des locaux, c’est le seul regret que peut exprimer Thomas.

 

Est-ce qu’une école de responsables peut changer sa façon de percevoir le monde agricole ?

« Oui, répond Thomas. On comprend mieux les rouages d’une prise de décision. L’Europe est la première étape, puis l’Etat Français, puis la région et enfin le département. Nous n’avons pas idée auparavant du contexte d’ouverture dans lequel une loi européenne peut être mise en place. La prise en considération des nouveaux pays entrants dans l’UE en est un exemple flagrant. »

 

La formation se terminera le 13 février. Objectif de la dernière journée : mettre en place un projet collectif qui s’adapte au territoire, permettant de mettre en exercice toutes les connaissances acquises.

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