Session Lait Nationale à Fondettes
Réflexions laitières des Jeunes Agriculteurs de toute la France
Les 12, 13 et 14 février, le groupe lait de JA Centre a accueilli la session nationale lait pendant 3 jours en Indre et Loire. Objectif de cette manifestation : montrer le dynamisme de la région Centre en élevage, malgré son image forte de bassin céréalier.
Comment organiser la production sans les quotas demain ? Quels types de contractualisation mettre en place afin d’assurer son revenu ? Quels bassins de production doivent être imaginés pour ne pas creuser les différences entre les productions ? L’objectif de cette session était avant tout de réfléchir collectivement sur la filière laitière et les enjeux qui l’animent pour l’avenir.
La production laitière sans les quotas
Depuis l’annonce de la commissaire européenne, Mariann Fischer Boel, les producteurs français et européens savent à quoi s’attendrent : 2015 marque l’arrête des quotas laitiers après 31 ans de « bons et loyaux services ». Après cette date, chacun sera libre de produire la quantité qu’il souhaite. Mais que se passera-t-il en matière de gestion des volumes et donc de prix ? Il s’agira de trouver une cohérence entre tous les intervenants de la filière afin de maîtriser au maximum les variations de prix et de volumes et c’est dès maintenant qu’il faut y réfléchir.
Au-delà de la vente directe, comment gérer les volumes pour éviter la surproduction et la chute quasi inévitable du prix ? Puisque si le prix du lait diminue, c’est aussi le nombre de producteurs qui diminue demain. JA s’interroge donc fortement sur l’avenir et encourage la mise en place de contractualisation collective pour le sécuriser.
Prix et volumes de lait : leur maîtrise est l’avenir de la filière
Au niveau de la FNCL, l’idée est que le prix devra être fixé en fonction de la valorisation et des mix produits que chaque coopérative propose. JA souhaite qu’une certaine homogénéité soit maintenue en général.
La déstabilisation des volumes est une des conséquences majeures de l’arrêt des quotas. La FNPL et JA souhaitent prendre comme base la référence laitière. Partir de l’existant permettra de ne pas déstabiliser le marché.
Contractualisation : sécuriser des volumes et des prix
Jeunes agriculteurs s’attache à ce qu’il n’y ait pas d’intégration des producteurs via ce système de contractualisation.
En fonction de chaque coopérative, généraliste ou uniquement de collecte, les dangers seront différents. Concernant les coopératives généralistes, l’aliment et le lait ne devront pas être liés
afin de limiter des pratiques de « chantage ». Dans l’ensemble, le prix du lait devra être identique.
Une question inquiète encore les jeunes : le contrat est-il cessible quand un jeune reprend une exploitation ?
Enfin, pour clore les débats et pour démontrer aux JA de toute la France que la région Centre n’est pas qu’un simple bassin céréalier, les six responsables du dossier lait des départements du Centre ont préparé une surprise à la cinquantaine de congressistes. Ils ont concocté une représentation sous le titre « Questions pour une exploitation », mettant en scène des personnages tous plus loufoques les uns que les autres : professeur citadin passionné de chasse, jeune danseur de tektonik, jeune agriculteur breton plein de motivation, jeune fille tout droit descendue de la petite maison dans la prairie,… une bonne exagération des multiples facettes des agriculteurs français.


