JA 28

Les jeunes agriculteurs d'Eure et Loir

Bilan de santé de la PAC: le compte n’y est pas!

Bilan de santé de la PAC : pourquoi le compte n’y est pas

 

 

 

Le 30 mars dernier lors de la rencontre du président de la république avec des représentants de la profession agricole, il y a eu deux annonces  : abandon des 11% de prélèvements supplémentaires sur les aides couplées, et mise en place d’un plan de 170 millions d’euros pour les céréaliers.

 

Ces annonces font suite aux revendications que nous portons depuis plus de 6 mois soit : « que la France revienne à des choix plus nuancés en diminuant le prélèvement appliqué sur les aides couplées et en instaurant une réelle progressivité dans l’application de la réforme ».

Il est clair que « le compte n’y est pas », ces annonces nous laissent cependant penser que l’Etat et le ministère de l’agriculture ont commencé à prendre conscience des impacts désastreux, engendrés par les choix français sur les exploitations céréalières.

 

Pour le moment, les annonces faites sur le plan céréalier n’offrent aucune lisibilité et ne permettent pas d’assurer aux exploitants Euréliens le retour d’une aide concrète. En effet, sur les 170 millions annoncés, seule l’enveloppe de 90 millions d’euros paraît accessible, mais incertaine.

Le soutien supplémentaire, que le Président de la République semble offrir via la contractualisation de MAE rotationnelle (60 millions annoncés), à raison de 32€/ha, est une illusion d’optique !

 

En effet, le cahier des charges relatif à cette mesure, renégocié en 2007 en cohérence avec la commission européenne, est trop restrictif et n’évoluera sans doute pas. En Eure et loir seul le 1/3 de l’enveloppe 2007 a pu être consommé et par seulement 33 exploitants ! Sur les 57€/ha potentiellement annoncés, c’est donc 32€/ha qui s’envole !?… C’est pourquoi, nous demandons un cahier des charges simplifié qui permette à tous les agriculteurs d’accéder à cette mesure.

 

L’autre point important concerne les 25€/ha dans le cadre de l’article 68 « diversification des exploitations ». 1er département céréalier de France, avec un taux de spécialisation dépassant les 90%, nous demandons que l’Etat s’engage de manière ferme et définitive à attribuer systématiquement 25€/ha pour toutes les surfaces COP en Eure et Loir, sans aucune contrainte supplémentaire autre que la réglementation PAC déjà en vigueur.

 

Nous demandons que cette mesure soit effective pour 2010 et 2011 et perdure en 2012, selon l’évolution des cours des matières premières.

C’est donc 9.3 millions d’euros par an que nous demandons pour le département d’Eure-et-Loir (25€ X 371 892 ha SCOP). 

Les négociations seront menées sans concession de notre part, sans quoi nous ne pourrons qu’accentuer nos mobilisations et nos actions.

 

Les agriculteurs ont allumé un feu de détresse

 

Les agriculteurs ont dernièrement allumé un feu de détresse

 

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